Le Seestar S50 est un instrument tout-en-un (lunette, monture, caméra, et mini-ordinateur) pilotable entièrement via une application sur smartphone ou tablette.
Élément Spécification
Type d'Optique Lunette Triplete Apochromatique (APO)
Diamètre d'Ouverture 50 mm
Distance Focale 250 mm (f/5)
Capteur d'Imagerie Sony IMX462 (Résolution Full HD : 1920 x 1080 pixels)
Monture Azimutale motorisée avec suivi (GoTo)
Pilotage Application dédiée via Wi-Fi / Bluetooth
Poids et Dimensions Environ 3 kg (avec trépied de table), très compact
Autonomie de la Batterie Environ 6 heures en utilisation continue
Le Seestar S50 se distingue par son automatisation qui simplifie énormément l'astronomie, en particulier pour les débutants :
Alignement Automatique (Mise en station) : L'instrument utilise le GPS de votre smartphone et la reconnaissance d'étoiles pour s'aligner automatiquement sur le ciel.
Pointage Automatique (GoTo) : Sélectionnez l'objet (nébuleuse, galaxie, planète, etc.) dans l'application, et le télescope s'y dirige et le suit tout seul.
Autofocus : La mise au point est électrique et automatique, garantissant des images nettes sans effort manuel.
Empilement d'Images en Direct (Live Stacking) : Pour l'astrophotographie du ciel profond, le Seestar empile et traite automatiquement les images en temps réel, révélant la couleur et les détails des objets invisibles à l'œil nu.
Le Seestar S50 est polyvalent et peut observer différents types de cibles :
Ciel Profond : Galaxies, nébuleuses, amas d'étoiles (mode principal utilisant le Live Stacking).
Lune et Planètes : Observation et capture.
Soleil : Livré avec un filtre solaire pleine ouverture amovible pour observer les taches solaires en toute sécurité.
Paysage (Terrestre) : Peut être utilisé comme une caméra pilotable pour l'observation terrestre ou la macrophotographie.
L'appareil comprend une roue à filtres qui peut être activée via l'application :
Filtre UV/IR Cut : Filtre de base pour les objets en général.
Filtre Duo-Band (H-Alpha / OIII) : Un filtre anti-pollution lumineuse qui améliore considérablement le contraste des nébuleuses même en milieu urbain.
Le Seestar S50 est largement considéré comme un excellent choix pour :
Les Débutants en Astrophotographie : Il retire la complexité technique des réglages, du pointage et du suivi.
L'Astronome Nomade : Grâce à son design compact, son faible poids (3 kg) et son autonomie de 6 heures, il est parfait pour le transport.
Les Amateurs cherchant un instrument facile à partager : L'observation se fait sur l'écran du smartphone, ce qui est idéal pour les familles ou l'enseignement.
Si le ZWO Seestar S50 brille par sa simplicité en mode "poser-et-imager" (Alt-Az), il cache une bête de course capable de performances bien supérieures lorsqu'il est utilisé en mode équatorial (EQ).
Comme on le voit sur ma configuration, deux accessoires clés permettent de transformer ce télescope intelligent en une véritable station d'imagerie longue pose, capable de s'affranchir de la rotation de champ. Voici le détail de ce "setup" avancé.
Située juste au-dessus du trépied, cette pièce dotée de trois molettes rouges est la fondation de toute l'installation.
À quoi ça sert ? Elle permet d'obtenir un niveau parfait (horizontalité absolue) sans avoir à jouer fastidieusement avec la longueur des pieds du trépied.
Pourquoi est-ce crucial ? En mode équatorial, la précision mécanique est vitale. Un trépied mal nivelé faussera votre alignement polaire par la suite. Grâce à ses vis micrométriques, vous pouvez centrer la bulle de niveau en quelques secondes, assurant une base saine pour la suite.
C'est la pièce maîtresse visible au centre, marquée "TH10". Il ne s'agit pas d'une simple rotule, mais d'une tête fluide graduée utilisée ici comme une table équatoriale (wedge).
Le principe : Elle permet d'incliner le Seestar S50 d'un angle précis correspondant à votre latitude (par exemple, environ 49° à Paris).
L'objectif : En inclinant le télescope pour qu'il pointe vers le Pôle Nord Céleste (l'étoile Polaire), on aligne son axe de rotation avec celui de la Terre. Le Seestar ne bouge plus en "Haut-Bas / Gauche-Droite" (escalier), mais suit un arc de cercle fluide, comme les étoiles.
Dans l'application Seestar (rubrique Fonctionnalités Avancées), l'activation du mode EQ combinée à ce matériel offre trois avantages majeurs :
Zéro Rotation de Champ : En mode standard (Alt-Az), les étoiles tournent sur les bords de l'image après une heure, obligeant le logiciel à rogner (cropper) la photo finale. En mode EQ, vous gardez 100% de votre image, même après 6 heures de pose !
Poses Longues : Le suivi plus précis permet de débloquer des temps de pose unitaires plus longs (jusqu'à 30s ou 60s dans les réglages expérimentaux), captant ainsi plus de signal et moins de bruit.
Moins de Rejets : Le suivi étant mécaniquement plus fluide, le logiciel rejette beaucoup moins d'images lors de l'empilement en direct.
Cette configuration n'est pas "juste" un accessoire, c'est un débloqueur de potentiel.
La Base de Nivellement assure la stabilité.
La Tête TH10 assure l'alignement.
Le Seestar S50 s'occupe de la magie.
Mon instrument principal est le Celestron StarSense Explorer DX 6. C'est un Schmidt-Cassegrain de 150 mm qui marie l'optique traditionnelle de qualité avec une technologie de pointage par smartphone assez bluffante.
Ce qui distingue ce télescope des autres modèles (comme les NexStar), c'est l'absence de moteurs complexes. À la place, il utilise mon smartphone comme "cerveau" de navigation.
Comment ça marche ? Je place mon téléphone sur le support dédié doté d'un miroir incliné. L'application analyse le ciel en temps réel via la caméra du téléphone (une technologie appelée "plate solving") et calcule exactement où le télescope pointe.
Sur le terrain : Je sélectionne un objet sur l'écran (par exemple Jupiter ou la galaxie d'Andromède), et des flèches directionnelles m'indiquent où pousser le tube manuellement. Quand la cible devient verte à l'écran, l'objet est dans l'oculaire. C'est du "Push-To" d'une précision redoutable, sans besoin d'alignement polaire fastidieux.
Sous cette technologie moderne se cache le tube optique éprouvé C6 Schmidt-Cassegrain.
Diamètre de 150 mm (6") : Il collecte suffisamment de lumière pour révéler les bras spiraux des galaxies brillantes et résoudre les amas globulaires en une myriade d'étoiles.
Polyvalence (f/10) : Avec sa focale de 1500 mm, il excelle en planétaire. Les cratères lunaires, les anneaux de Saturne et les bandes de Jupiter sont d'une netteté incroyable grâce au traitement StarBright XLT.
Compacité : Le tube est court et l'ensemble reste très transportable, ce qui me permet de l'emmener facilement sous des cieux plus noirs.
Le tube est posé sur une monture azimutale à fourche unique (manuelle).
Elle est intuitive : on bouge le télescope à la main pour le dégrossissage, et on utilise les molettes de mouvements fins (sur les deux axes) pour suivre l'objet en douceur ou affiner le centrage à fort grossissement.
Caractéristique Donnée
Modèle StarSense Explorer DX 6 SC
Formule Optique Schmidt-Cassegrain (SCT)
Ouverture 150 mm (6")
Focale 1500 mm (f/10)
Système de pointage Manuel assisté par Smartphone (App StarSense)
Monture Azimutale avec mouvements fins
Traitement StarBright XLT
Poids total Environ 6.5 kg (très léger pour ce diamètre)
Accessoires clés Dock smartphone, Oculaires 40mm et 10mm